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Nez artificiel aussi performant qu’un chien pour la détection

Catégorie(s): Alimentation, Police et Armée, Santé, Systèmes de reconnaissance

Un nez artificiel est un appareil constitué de capteurs sensibles à tel ou tel composé chimique, on le désigne par le terme d’olfactomètre ou nez électronique. Cette technologie n’a rien d’une nouveauté, mais jusqu’à présent les nez artificiels n’offraient même pas le niveau de précision du nez humain. Ils étaient pratiquement incapables de décrire une nouvelle odeur, mais il leur était possible de détecter une différence entre l’odeur d’un échantillon de référence et un prélèvement donné, ce qui s’avère très utile avec des applications comme la détection de matériaux dangereux ou illégaux (explosifs, drogues, etc…) ou pour la détection de fuite de gaz…

Mais des innovations en matière d’Olfactométrie arrivent à grands pas : En combinant nanotechnologie et microfluidique, des chercheurs de l’UC de Santa Barbara ont créé un détecteur de type nez artificiel avec un niveau de performance proche de celui de la truffe d’un chien, et qui permet notamment de détecter des traces d’explosifs en « reniflant » et en analysant les molécules présentes dans l’air !

La puce mise au point est minuscule : plus petite qu’un trombone ! Elle est composée de micros canaux 20 fois plus fins qu’un cheveu humain. Les molécules d’air ainsi captées par ces micros canaux sont projetées sur des  nanoparticules qui amplifient leur signature spectrale. Cette signature spectrale est ensuite analysée par un spectromètre laser qui analyse leur composition avec précision.

Cette analyse est ensuite comparée à une base de donnée informatique qui permet d’identifier le type d’odeurs et de matières ainsi détectées.

L’innovation des chercheurs de l’UC de Santa Barbara est donc double :

  • une taille miniature.
  • une détection proche de celle d’un chien (10 fois plus précise que le nez humain) possible avec très peu de particules dans l’air ambiant
Les chercheurs affirment même que dans certains cas, leur nez artificiel est même plus sensible que la truffe d’un chien !

Les applications envisagées par un tel niveau de performance vont bien au delà de la simple détection d’explosifs et de drogues initialement imaginée… les chercheurs entrevoient déjà des débouchés dans l’industrie alimentaire pour la surveillance des denrées périssables, mais aussi dans le domaine de la santé avec la possible détection de certaines maladies dont certaines formes de cancer !

Voir l’annonce de cette technologie sur le site de l’UCSB.

 

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